Jean-François Amadieu
Jean-François Amadieu, Professeur à l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne, est spécialiste de gestion des ressources humaines et de relations sociales. Il a créé et dirige l’Observatoire des discriminations. Ses travaux portent sur l’ensemble des formes de discriminations (âge, genre, origines, handicap, lieu d’habitation, apparence physique…) et sont menés en lien avec les entreprises. Ses études ont aidé à sensibiliser le grand public et les entreprises aux réalités des discriminations. Ses derniers ouvrages, Le poids des apparences et Les clés du destin, abordent les différents facteurs constitutifs de l’inégalité des chances comme le lieu d’habitation, l’origine sociale et ethnique ou encore l’apparence physique.
Il est fondateur et vice président du Réseau des entreprises pour l’égalité des chances dans l’Education et Membre expert du club entreprise et handicap.
Il est également un des initiateurs, en février 2007, de la pétition Engagement républicain contre les discriminations.
Jean-Loup Amselle
Jean-Loup Amselle, né le 2 juillet 1942 à Marseille, est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales où il dirige la Formation doctorale en anthropologie et est rédacteur en chef des Cahiers d’Études africaines.
Principaux ouvrages
- Au cœur de l’ethnie. Ethnies, tribalisme et État en Afrique (en coll. Avec E. M’Bokolo), Paris, La Découverte, 1985, 238 p.
- Logiques métisses, Payot, 2009.
(traduction anglaise, Mestizo Logics, Stanford University Press).
- Vers un multiculturalisme français. L’empire de la coutume, Flammarion, 2001.
(traduction anglaise, Affirmative Exclusion, Cornell University Press, 2003).
- Branchements. Antrhropologie de l’universalité des cultures, Flammarion 2005.
- L’art de la friche, Flammarion, 2005.
- L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes, Stock, 2008.
Alain Blum
Alain Blum est directeur de recherches à l’Institut National d’Études Démographiques et directeur d’études à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, où il dirige le centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (EHESS et CNRS). Ses recherches portent sur l’histoire de la statistique et sur l’histoire de l’Union soviétique, en particulier les relations entre le scientifique et le politique. Il a notamment publié Des lettres et des chiffres – Des tests d’intelligence à l’évaluation du « savoir lire ». Un siècle de polémique (en collaboration avec France Guérin-Pace), Fayard, 2000 ; Naître, vivre et mourir en URSS , Payot, 2004 ; L’Anarchie bureaucratique – Statistique et pouvoir sous Staline (en collaboration avec Martine Mespoulet), La Découverte, 2003, et a contribué à l’ouvrage dirigé par D. Arel et D.Kertzer, Census and Identity. The Politics of Race, Ethnicity, and Language in National Censuses, Cambridge, 2002.
Jean-Luc Bonniol
Jean-Luc Bonniol est professeur d’anthropologie à l'Université Paul Cézanne Aix-Marseille 3, et travaille à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (Aix-en-Provence). Spécialiste des sociétés créoles (essentiellement Antilles de colonisation française, île de la Réunion), il s’est particulièrement confronté au problème de l’impact de la « race » dans la structuration sociale et les processus identitaires, ce qui lui a permis de mener une réflexion plus générale concernant l’identification raciale et la persistance des modes coloniaux de catégorisation.
Principaux ouvrages :
1992 La couleur comme maléfice. Une illustration créole de la généalogie des « Blancs» et des « Noirs », Paris, Albin Michel, 307 p.
2001 (dir.) Paradoxes du métissage, Paris, Editions du CTHS.
2004 (dir., avec Maryline Crivello) Façonner le passé. Représentations et cultures de l’histoire (XVIe-XXIe siècle), Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence.
Divers articles concernant « race » et couleur :
- 1992 « La 'race', inanité biologique, mais réalité symbolique efficace... », in Sans distinction de ... race, n° spécial 33 de la revue Mots. Les langages du politique, pp. 187-195, publication du colloque Faut-il supprimer le mot race de la constitution française ? (Université de Paris XII), Sénat et Sorbonne, 27 et 28 mars 1992.
- 1995 « Beauté et couleur de la peau. Variations, marques et métamorphoses », in Communications, 60, « Beauté, laideur », pp. 185-204.
- 1999 « Le métissage entre social et biologique. L’exemple des Antilles de colonisation française », in S. Kandé (ed), Discours sur le métissage, identités métisses. En quête d’Ariel, Paris, L’Harmattan, pp. 55-74 (Actes du colloque tenu à New York University en avril 1997).
- 2006 « La peau noire : va et vient d’un anthropologue entre le biologique et le social », Annales de dermatologie.et de vénéréologie, 133, p. 853-858.
- 2006 « Comment transmettre le souvenir de l’esclavage ? Excès de mémoire, exigence d’histoire », Cités, 26, PUF, p. 181-185.
- 2007 « Racialisation ? Le cas de la colorisation coloniale des rapports sociaux », Faire savoirs, 6, p. 37-46.
Laurent Bouvet
Laurent Bouvet est professeur de science politique à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Il enseigne également à Sciences Po (Paris). Il est notamment auteur de Le Communautarisme. Mythes et réalités, Paris, Editions Lignes de Repères, 2007.
Gwénaële Calvès
Gwénaële Calvès est professeur de droit public. Ses recherches portent sur le droit de la non-discrimination et le droit des minorités. Elle est notamment l’auteur de La discrimination positive (PUF, Que sais-je ?, 2e éd., 2008).
Elle co-anime au CERI, avec Daniel Sabbagh le groupe de recherche « Politiques anti-discriminatoires ».
Roser Cussó
Roser Cussó est historienne et démographe. Après avoir travaillé à l’UNESCO pendant une dizaine d’années, elle est, depuis 2006, maître de conférences au Département de sociologie de l’Université de Paris 8 – Saint-Denis. Elle est également chercheur associée au LDH de l’EHESS. Contact : rosercusso@hotmail.com
Ses recherches actuelles portent sur les caractéristiques et l’évolution des statistiques démographiques et de l’éducation produites par les organisations internationales (OI). Dans le contexte du lien entre politique et connaissance, l’influence des projets politiques des OI sur la définition des indicateurs internationaux est un des ses centres d’intérêt.
Elle a co-dirigé la publication de l’ouvrage Le conflit social éludé (Bruylant, 2008) et publié de nombreux articles, notamment
- « Strengths and limits of data : from goal– to conditionality-indicators in education » in Resnik, J. (dir.) The Production of Educational Knowledge in the Global Era (Sense Publishers, 2008)
- « Restructuring UNESCO’s statistical services : The “sad story” of UNESCO’s education statistics four years later », International Journal of Educational Development, vol. 26, Issue 5, septembre 2006.
- « Vers une comparabilité plus normative des statistiques internationales de l’éducation : de l’éducation de masse aux compétences », Cahiers de la Recherche sur l’éducation et les savoirs, Hors-série n°1, juin 2005.
Véronique De Rudder
Véronique De Rudder est sociologue, chargée de recherche au CNRS et membre de l’Unité de recherche migrations et société (URMIS). Elle dirige la base de données bibliographiques et le centre de documentation RÉMISIS (Réseau d’information sur les migrations internationales,CNRS). Ses recherches portent sur les relations interethniques, le racisme et la construction sociale des catégories de l'altérité : ségrégation urbaine et résidentielle ; discriminations ethnistes et racistes le monde du travail : emploi, relations sociales, syndicalisme… Elle est l’auteure, avec Christian Poiret et François Vourc’h, de L'inégalité raciste. L'universalité républicaine à l'épreuve, Presses Universitaires de France, collection "Pratiques théoriques", 2000.
Jean-Pierre Dozon
Jean-Pierre Dozon (60 ans), anthropologue, est directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a travaillé principalement en Afrique de l’Ouest sur des questions de développement, de santé (notamment sur le sida), sur les problèmes ethniques (voir les deux articles ci-dessous), sur les relations entre politique et religion, ainsi que sur les relations franco-africaines.
Il est également directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) où il encadre, pour des mastères et pour des thèses, une trentaine d’étudiants. Il donne des séminaires en anthropologie religieuse et politique.
Principaux ouvrages : La société bété. Histoire d’une « ethnie » de Côte d’Ivoire, Paris, Karthala, 1985 ; La cause des prophètes. Politique et religion en Afrique contemporaine, Paris, Éditions du Seuil, 1995 ;Critique de la santé publique. Une approche anthropologique (en coll. avec D. Fassin), Paris, Éditions Balland, 2001 ; Frères et Sujets. La France et l’Afrique en perspective, Paris, Flammarion, 2003 ; Une anthropologie en mouvement. L’Afrique, miroir du contemporain, Versailles, Éditions Quæ, 2008 ; L’Afrique à Dieu et à Diable. États, ethnies et religions, Paris, Ellipses, 2008.
Articles concernant l’ethnie
- « Les Bété : une création coloniale », in J.-L. Amselle & E. M'Bokolo (dir.) Au cœur de l'ethnie. Ethnies, tribalisme et État en Afrique, Paris, La Découverte, 1985, pp. 49-85.
- « Au cœur des ethnies ivoiriennes… L'État » (en coll. avec J.-P. Chauveau), in E. Terray (dir.), L'État contemporain en Afrique, Paris, L'Harmattan, 1987, pp. 221-291.
Elena Filippova
Elena Filippova, anthropologue, est directrice de recherche à l’Institut d’ethnologie et d’anthropologie de l’Académie de sciences de Russie (Moscou). Ses recherches portent sur l’immigration en Russie postsoviétique et la relation des immigrés avec la population d’accueil . Sur le plan théorique, elle analyse les catégories de classifications, et plus précisément les notions de l’ethnicité et de l’identité. Elle a participé au projet international « Identités et langues dans le recensement de la population de la Fédération de Russie en 2002 » et co-dirigé, avec Catherine Goussef et Dominique Arel, l’ouvrage collectif Ethnographie du recensement (Moscou, Aviaizdat, 2003). Depuis 2004, son terrain de recherche principal est la France. Elle participe aux projets « Questions d’identité » et « Identité et altérite » de l’unité "Identités et territoires" (UR12) à l’Institut national des études démographiques (Paris).
Publications concernant les formes d’identification :
« Ethnie, nationalité ou clan: des formes d’identité rivales ? », Revue d’études comparatives Est-Ouest. Vol. 34, décembre 2003, n°° 4 (en coopération avec Alain Blum).
« Territorialisation de l’ethnicité, ethnicisation du territoire : le cas du système politique soviétique et russe », L’Espace Géographique, 2006, Tome 36, n°4 (en coopération avec Alain Blum)
« A la recherche de soi-même : le choix identitaire dans la Russie postsoviétique », in Le Coadic Ronan, Identités et sociétés de Plougastel à Okinawa, Presses Universitaires de Rennes, 2007.
« La Corse : une voix à part dans le concert français ? », L’ethnologie française, n° 3, 2008
France Guérin-Pace
France Guérin-Pace, géographe et statisticienne, est directeure de recherche à l'Ined. Elle co-dirige l'unité "Identités et territoires" (UR12) et est membre associée de l'UMR Géographie-cités (CNRS). Elle a travaillé à la conception de plusieurs enquêtes "Espaces de vie" (1992), "Compétences face à l'écrit et illettrisme" (2002), "Construction des identités" (2003) . Elle anime sur un séminaire sur les "Méthodes d'observation : des individus aux populations" (Université Paris 1, EHESS).
Stéphane Jugnot
Stéphane Jugnot, statisticien et économiste, est diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE). Par ses différentes fonctions successives, il a acquis une bonne pratique de la statistique publique, notamment des sources disponibles sur le marché du travail et le recensement de population. Il a travaillé sur le marché de l’emploi, en particulier sur l’évaluation des effets de la réduction du temps de travail et l’évaluation de politiques d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Il a participé à l’élaboration de tableaux de bord de suivi de politiques publiques (politique de la ville, service public de l’emploi).
Smaïn Laacher
Smaïn Laacher est sociologue et chercheur au Centre d’étude des mouvements sociaux (CNRS-EHESS). Il a été de 1999 à 2008 juge assesseur représentant le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à la Commission des recours des réfugiés puis à la Cour nationale du droit d’asile. Il a notamment publié, Après Sangatte. Nouvelles immigrations. Nouveaux enjeux, éditions La Dispute, 2002 ; L’institution scolaire et ses miracles, éditions La Dispute, 2005 ; L’immigration, collection Idées reçues, édition Le Cavalier Bleu, 2006 ; Le peuple des clandestins, éditions Calmann-Lévy, 2007 ; Femmes invisibles. Leurs mots contre la violence, éditions Calmann-Lévy, 2008 ; Mythologie du Sans-papier, Le Cavalier Bleu, 2009.
Hervé Le Bras
Hervé Le Bras est directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), directeur de recherches émérite à l’Institut national d’Etudes Démographiques (INED) et fellow de Churchill College à l’Université de Cambridge. Il a dirigé le laboratoire de démographie historique (1987-2007), le doctorat de démographie et sciences sociales (1990-1998), présidé le conseil scientifique de la délégation à l’aménagement du territoire (DATAR). Il a été rédacteur en chef de la revue Population (1978-1990), fondateur et éditeur de Mathematical Population Studies.
Ses recherches portent sur l’histoire des concepts démographiques, sur la géographie des mœurs et des comportements électoraux, sur les évolutions démographiques et particulièrement sur l’immigration. Parmi ses ouvrages en rapport avec les travaux du CARSED : Immigration positive (avec Jack Lang, Odile Jacob, 2006), The Nature of demography (Princeton University Press, 2008), Le démon des origines (éd. de l’Aube, 1998), L’invention des populations (éd. , Odile Jacob, 2000), Marianne et les lapins ou l’obsession démographique (Hachette-Pluriel, 1992), Le sol et le sang (éd. de l’Aube, 1993), L’invention de la France (Hachette-Pluriel, 1981 avec Emmanuel Todd) Naissance de la mortalité : l’origine politique de la statistique et de la démographie (Gallimard, 2000).
Jean-Luc Richard
Maître de conférences en démographie et sociologie, ancien chargé de recherche en science politique à la Fondation nationale des sciences politiques (CEVIPOF), Jean-Luc Richard est docteur en démographie économique. Il a publié ou dirigé plusieurs ouvrages et recherches sur les questions de migrations, d'intégration des personnes issues de l'immigration, et de discriminations. L'ouvrage Immigration, marché du travail, intégration (2002) est issu du séminaire de recherche qu'il a organisé au Commissariat général du Plan en 2001-2002. Dernier article paru: "Diversité, représentation statistique et intégration en France".
Serge Slama
Serge Slama est Maître de Conférences en droit public à l’Université Evry-Val-d’Essonne (Centre Léon Duguit) et membre du Centre de recherche et d'études sur les droits fondamentaux (CREDOF) de l'Université Paris X-Nanterre.
Ses enseignements portent sur le droit des libertés fondamentales, le droit de la fonction publique et le droit administratif, spécialement le contentieux administratif.
Ses travaux portent principalement sur le droit des étrangers, les discriminations produites par l'administration, la justiciabilité des droits sociaux et les contentieux des droits de l'homme.
Connu pour ses engagements militants, il anime depuis septembre 2008 le blog « Combats pour les droits de l'homme ».
Travaux:
• « Discriminations », Dictionnaire Permanent - Droit des étrangers, Editions législatives,
Janvier 2003 - mise à jour août 2006.
• « Condition des étrangers : droits politiques. Accès aux fonctions et emplois publics », Jurisclasseur droit international, fasc 525-A (à paraître en 2008).
• « La discrimination indirecte : du droit communautaire au droit administratif », AJFP, n°4/2003, pp.4-9.
• « Politique d’immigration : un laboratoire de la frénésie sécuritaire » in L. MUCCHIELLI (dir), La frénésie sécuritaire. Retour à l’ordre et nouveau contrôle social, La Découverte, coll « sur le vif », 2008, p.65.
• « Un chemin de l’identité. Le tri des étrangers pas l’assignation à une identité », Savoir/agir, n° 2, déc. 2007, p.39.
• « La fabrique d’une immigration choisie. De la carte d’étudiant au statut de travailleur étranger (Lille-Bobigny, 2001-2004), La Revue de l’IRES, n°50, 2006/1 p.27 (avec Antoine MATH, Alexis SPIRE, Mouna VIPREY).
• « Les libertés dans l’entonnoir de la législation anti-terroriste », commentaire de la loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles transfrontaliers, AJDA, n°18/15 mai 2006, p.975 (avec Frédéric ROLIN)
page personnelle CREDOF
Blog Combats pour les droits de l'homme
Maryse Tripier
Maryse Tripier est professeur émérite de sociologie à l’Université de Paris 7 - Denis Diderot (contact : tripier@univ-paris-diderot.fr). Elle a dirigé l’URMIS (Unité de recherche Migrations et Société) de 1995 à 2002. Elle est co-fondatrice du DEA "Migrations : Espace et Société", actuellement master de l’Université Paris Diderot. Ses domaines de recherche portent sur la place des immigrés dans la classe ouvrière en France, le rôle des syndicats dans l’intégration des ouvriers étrangers et le devenir scolaire et social des enfants issus de l’immigration.
Elle a notamment publié : (avec Alain Léger) Fuir ou construire l’Ecole populaire, Ed Méridiens Klincsieck, coll réponses sociologiques, 1986 ; L'immigration dans la classe ouvrière en France, CIEMI-L'Harmattan , 1990 ; Jeunes issus de l'immigration : de l'école à l'emploi (dir., avec F. Aubert et F. Vourc’h) , CIEMI- L'Harmattan, 1997; (avec Andréa Rea), Sociologie de l'immigration, Repère N°364, Ed. la Découverte, 2003, réédition 2008.